Ce terme vient de l’espagnol maíz, emprunté lui-même à la langue des Tainos de Haïti qui le cultivaient.

Synonymes : maïs sucré : maïs doux, blé de Barbarie, blé de Guinée, blé de Turquie, froment des Indes ; maïs éclaté : maïs fulminant, maïs perlé, pop-corn… Désuets pour la plupart, ces noms témoignent de la confusion qui a longtemps régné en Europe sur l’origine de la plante.

Introduit en Europe au XVIème siècle, le maïs est aujourd’hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Le maïs est le symbole de l’agriculture intensive.

Le grain de maïs est en fait un caryopse, formé de trois parties d’origines différentes :

L’embryon, couramment appelé « germe », situé à la base du grain.

L’albumen, tissu de réserve :

ce tissu est issu de la fusion du noyau d’un spermatozoïde et des deux noyaux de la cellule centrale (c’est donc un tissu à 3n chromosomes). L’enveloppe extérieure, fine membrane translucide et fibreuse, issue du péricarpe de l’ovaire (donc en réalité une partie du fruit et non pas de la graine). Les fleurs sont unisexuées et regroupées en inflorescences mâles et femelles composées d’épillets de deux fleurs. Les fleurs femelles : une seule fleur par épillet est fertile. Un pied donne naissance à trois ou quatre épis, mais un seul atteint généralement un développement complet. La plante est très exigeante en eau, ce qui peut poser problème en cas de faible disponibilité de celle-ci.

Le Maïs et ses ennemis

Les jeunes plants de maïs accumulent une substance particulière, l’acide hydroxamique (2.4-dihydroxy-7-méthoxy-2H- 1.4-benzoxazine-2(4H)-un ou DIMBOA) qui crée une résistance naturelle contre toute une série d’ennemis de la plante : insectes, champignons et bactéries pathogènes.

On trouve cette substance, le DIMBOA, également chez les espèces apparentées, notamment le blé. Le DIMBOA confère aux jeunes plants de maïs une résistance relative à la pyrale (famille des Crambidae). Toutefois, cette résistance décline rapidement dès que la plante a dépassé le stade six feuilles.

Le maïs possède dix paires de chromosomes

Considérée comme l’une des plus éminentes cytogénéticiennes du monde, Barbara McClintock soutint en 1927 une thèse de doctorat en botanique à l’Université Cornell où elle avait mené des recherches pointues sur la cytogénétique du maïs. Elle a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983. Le maïs reste encore aujourd’hui un important organisme modèle pour la génétique et la biologie de développement.